48 lieux recensés · 18 figures et 4 événements
À Paris, le répertoire recense 26 rues et places, 15 établissements publics et 7 monuments et statues qui portent le nom d'une figure ou d'un événement qu'il documente. Ces noms renvoient à la colonisation, à l'esclavage ou à la répression. C'est la première commune du répertoire par le nombre de lieux.
1619–1683
Organisateur de l'empire colonial et de la traite négrière françaises, initiateur du Code noir.
1832–1893
Fondateur de l'école gratuite, laïque et obligatoire, et principal moteur de l'expansion coloniale de la Troisième République, qu'il justifie par la hiérarchie des races.
1805–1859
Penseur libéral de la démocratie et abolitionniste, qui théorisa aussi la razzia et la destruction des récoltes comme moyens légitimes de guerre en Algérie.
1772–1842
Gouverneur général de l'Algérie et théoricien de la colonisation de peuplement, responsable du massacre de Blida en 1830.
1806–1865
Praticien systématique de la razzia en Algérie et fondateur des Bureaux arabes, puis acteur de la répression de juin 1848.
1854–1934
Premier résident général du protectorat marocain, théoricien du « colonialisme scientifique » et organisateur de l'Exposition coloniale de 1931.
1863–1934
Chef de la mission Congo-Nil, célébrée pour Fachoda, portée à dos d'homme par des milliers de porteurs réquisitionnés sous la contrainte.
1849–1916
Artisan de la conquête coloniale au Soudan français, au Tonkin puis à Madagascar, où il supprime la monarchie merina et réprime durement les révoltes.
1797–1877
Responsable de l'écrasement de la Commune de Paris et de la Semaine sanglante.
1860
Victoire franco-britannique de la seconde guerre de l'opium, suivie du pillage et de l'incendie du palais d'Été.
1844
Bombardement du port marocain d'Essaouira par la flotte française en 1844, resté dans la voirie française sous son nom colonial.
1867–1946
Officier de la conquête africaine, capteur de Samory Touré, puis maître de la Syrie mandataire dont il écrase l'éphémère royaume arabe.
1697–1763
Gouverneur des Établissements français de l'Inde, artisan d'un empire colonial fondé sur l'ingérence dans les successions indiennes.
1818–1889
Bâtisseur de la colonie du Sénégal par la conquête militaire, créateur des tirailleurs sénégalais.
1844
Victoire de Bugeaud sur l'armée marocaine, qui referma sur l'Algérie la conquête française en privant Abd el-Kader de tout refuge.
1783–1837
Gouverneur général de l'Algérie, tué devant Constantine en menant l'expédition qui soumit la ville en 1837.
1848–1921
Officier de la conquête du Tonkin, dont la défense de Tuyên Quang est devenue un des grands récits de gloire coloniale.
1886–1973
Fondateur et premier chef du gouvernement d'Israël, dont la responsabilité dans les expulsions de Palestiniens en 1948 fait l'objet d'une historiographie documentée mais toujours discutée.
1835–1909
Souverain personnel de l'État indépendant du Congo, où il installe un régime de travail forcé dont la violence provoqua le premier grand scandale humanitaire international.
1850–1932
Conquérant du Soudan français, destructeur de l'empire toucouleur et pilleur de la bibliothèque de Ségou.
1852
Victoire coloniale célébrée dans la voirie française, qui fut en réalité le massacre des deux tiers de la population d'une ville.
1773–1827
Corsaire célébré de Saint-Malo, dont les premières campagnes furent des expéditions négrières, poursuivies en violation du décret d'abolition de 1794.
Le répertoire ne recense que les 57 noms qu'il documente. Si une rue de Paris porte le nom d'une figure qui n'y figure pas, ou si un lieu manque, signalez-le : chaque proposition est relue.
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Comptage établi d'après OpenStreetMap, figé le 24/08/2026. Les tronçons d'une même rue sont regroupés. Une absence n'est pas un quitus : elle signifie qu'aucun des 57 noms du répertoire n'a de lieu à son nom, pas qu'il n'y en a aucun de contestable.