Jules François Camille Ferry
1832–1893
- Ministre de l'Instruction publique
- Président du Conseil (1880–1881, 1883–1885)
Le cas de Jules Ferry est le plus discuté de cette liste, parce que son héritage est explicitement double. Les lois de 1881-1882 qui portent son nom instaurent l'école primaire gratuite, laïque et obligatoire, socle du système éducatif français.
Le même homme est le principal artisan de l'expansion coloniale de la Troisième République : protectorat sur la Tunisie en 1881, conquête du Tonkin, expansion à Madagascar et au Congo. Dans son discours à la Chambre des députés du 28 juillet 1885, il énonce que « les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures », formule qui fait de lui l'un des théoriciens politiques les plus cités du racisme colonial d'État. Jean Jaurès et Georges Clemenceau lui répondent frontalement lors de ce débat.
Le débat public porte donc moins sur les faits, qui sont établis, que sur la façon de traiter une figure dont les deux héritages sont indissociables. Cette fiche est incluse pour documenter le cas, pas pour trancher.
Repères
- 1881Lois scolaires ; établissement du protectorat français sur la Tunisie.
- 1883Conquête du Tonkin.
- 1885Discours sur le « droit des races supérieures » devant la Chambre.
Où, en France
Sources
- Jules Ferry, Wikipédia
- Discours du 28 juillet 1885, Wikisource
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