Maxime Weygand
1867–1965
- Généralissime des armées françaises (1940)
- Ministre de la Défense nationale de Vichy (1940)
- Délégué général du gouvernement en Afrique française (1940–1941)
Chef d'état-major de Foch pendant la Première Guerre mondiale, haut-commissaire en Syrie et au Liban de 1923 à 1924, Weygand est nommé généralissime en mai 1940 alors que la défaite est déjà consommée. Il pèse de tout son poids en faveur de l'armistice, qu'il présente comme une nécessité d'ordre autant que militaire.
Ministre de la Défense nationale du gouvernement de Vichy, puis délégué général en Afrique française à partir de septembre 1940, il y applique la législation antisémite du régime. Le statut des Juifs est étendu aux territoires nord-africains, l'abrogation du décret Crémieux prive les Juifs d'Algérie de la citoyenneté française qu'ils détenaient depuis 1870, et un numerus clausus est imposé aux élèves et aux étudiants juifs. Des camps d'internement fonctionnent dans le Sud algérien et marocain.
Son cas comporte une part de complexité que cette fiche ne masque pas : hostile à une collaboration militaire avec l'Allemagne, il est écarté sur demande allemande en novembre 1941, arrêté par la Gestapo en 1942 et déporté. Poursuivi à la Libération, il bénéficie d'un non-lieu en 1948. Cela ne retire rien à sa responsabilité dans l'application des mesures antisémites en Afrique du Nord.
Repères
- 1940Généralissime, principal partisan de l'armistice au sein du gouvernement.
- 1940Délégué général en Afrique française, y étend le statut des Juifs.
- 1941Écarté sur demande allemande, puis déporté en 1942.
Où, en France
Sources
- Maxime Weygand, Wikipédia
- Décret Crémieux, Wikipédia
- Statut des Juifs, Wikipédia
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