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Gustave Borgnis-Desbordes

1839–1900

  • Général de division
  • Commandant supérieur du Haut-Fleuve (1880–1883)
  • Commandant en chef des troupes d'Indochine (1899–1900)
Colonisation
1monument ou statue en France
1établissement public en France
8rues et places en France
7communes concernées
Aucune pétition recensée
Aucune pétition recensée à ce jour, alors que son nom marque l'une des principales artères de Vannes.
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Commandant supérieur du Haut-Fleuve de 1880 à 1883, Borgnis-Desbordes ouvre par les armes la route du Niger. Il installe le fort de Kita en 1881, puis celui de Bamako, dont il pose la première pierre le 7 février 1883. Ces deux postes fixent l'emprise française sur le Haut-Sénégal et le Haut-Niger, qui deviendra en 1890 le Soudan français, aujourd'hui le Mali.

Sa manière est celle des colonnes : destruction de villages, réquisitions, colonnes de portage, et guerre ouverte contre les États de la région, l'empire toucouleur comme celui de Samory Touré. En 1881, quelques semaines après avoir reçu l'ordre de s'arrêter à Kita, il détruit le village de Goubanko, quinze kilomètres plus à l'est. Le ministère de la Marine, qui privilégiait alors une pénétration pacifique, le laisse faire et finit par le suivre : c'est Borgnis-Desbordes qui impose l'idée que « la conquête pacifique du Niger est une illusion  ».

Il est le premier maillon d'une chaîne que ce répertoire recense déjà : Gallieni commande le Soudan à partir de 1886, Archinard de 1888 à 1893. L'insubordination des officiers soudanais, qui engagent des opérations sans autorisation et placent Paris devant le fait accompli, commence avec lui.

Il termine sa carrière en Indochine, où il commande en chef les troupes et meurt à Hanoï en 1900. Vannes, Lorient, Brest, Morlaix et Versailles honorent son nom.

Repères

  • 1881Fondation du fort de Kita, puis destruction du village de Goubanko malgré l'ordre de s'arrêter.
  • 1883Première pierre du fort de Bamako, le 7 février.
  • 1883Raccordement télégraphique du Haut-Fleuve au Sénégal.
  • 1900Meurt à Hanoï, commandant en chef des troupes d'Indochine.

Où, en France

Précaution sur le comptage
Seuls les libellés portant les deux éléments du nom composé sont retenus. Les « rue Desbordes » et « rue Desbordes-Valmore » sont écartées : elles honorent presque toutes la poétesse Marceline Desbordes-Valmore.

Sources

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Comptage établi sur 10 entrées distinctes d'après OpenStreetMap. Les tronçons d'une même rue sont regroupés.